top of page
  • Photo du rédacteurEpic Ride

TOUR DU MONT BLANC : 3 jours d'aventure en solo

Un tour mythique de vélo de montagne : le Mont Blanc comme centre de rotation en parcourant des sentiers de montagne exigeants que tout bon vttiste saura apprécier à sa juste valeur !


TRIENT - VAL MONTJOIE

Panorama trails


Ce tour a été réalisé à l'automne 2019 et en transport public pour rejoindre le départ.  Au commencement une montée sur piste jusqu'au col des Posettes, avec quelques coups de cul qui me rappellent que je suis chargé. La piste débouche sur un panorama dont on ne peut se lasser, la Verte et ses inséparables monolithes, les Drues et bien sur le centre de notre tour, le Mt Blanc. Je file sur un magnifique sentier en balcon puis descente ludique et technique (jamais trop dure) sur Le Tour, des ingrédients qui expliquent sa réputation !

La suite par le petit balcon N prolonge le plaisir, je l'avais déjà parcouru en sens inverse (montée) mais dans ce sens plus besoin d'appuyer sur les pédales. Son homologue méridionale est quant à lui un peu plus technique (pierreux) mais tout aussi ludique !

Le col de Bellevue est rejoint en téléphérique au milieu des alpinistes et d'un groupe de VTTistes suisses-allemands en direction de Roselend, un peu de triche pour m'épargner 700m de montées sur pistes. Et aussi un peu de nostalgie en côtoyant ces alpinistes...


​Ensuite commence la vraie partie de vélo de montagne sous la présence imposante du Dôme du Goûter et de l'Aig. du Bionassay : sentiers escarpés et exposés par endroits, portage. Mon chargement me force à prendre un petit rythme, histoire de profiter des parties roulantes et de la descente. Du col du Tricot, le sentier plonge sur l'alpage de Miage : une belle descente technique ! A nouveau 200m de portage pour rejoindre le Truc, et plonger sur les Contamines par le single repéré il y a quelques semaines, un régal !!


VAL MONTJOIE - COURMAYER

En selle pour l'Italie

La piste jusqu'à la Balme est longue et soutenue, les jambes chauffent dès le départ. Content d'avoir le plat éponyme pour se refaire un peu les jambes avant d'attaquer le poussage/portage jusqu'au col de de la croix du Bonhomme. Beaucoup de plaisir de repasser par là, ou je passais mes étés étudiants. Depuis le col encore un peu de montée en roulant/poussant (je n'ai pas beaucoup de jus) pour atteindre le col des Fours. Arrivé, je décide de ne pas monter à la Tête N, je suis fatigué et je préfère garder de l'énergie en prévision des portages suivants pour avancer le plus possible, les prévisions météo ne sont pas bonnes pour les prochains jours... La descente est magnifique : le haut est en plaquettes délitées avec des portions raides, un régal ! La suite est belle mais éprouvante, vraiment très technique dans la partie médiane : sentier très creusé dans un amoncellement des grosses pierres et de terre. Je subis pas mal et passe quelques passages à pied... Mon chargement et la fatigue ne me sont pas favorables pour un pilotage de précision !



Une fois la ville de Glaciers atteinte, la deuxième difficulté se dresse bien que déjà repérée de loin : le col de la Seigne se faisant absorber doucement par le débordement de foehn. La montée se déroule sur un sentier lisse raide, voire très raide. J'ai du me résigner à pousser une partie, mes jambes ne tenant pas le coup pour pédaler face à la difficulté combinée de la pente soutenue, du poids et du vent ! Le val d'Aoste est dans le mauvais temps. Le sommet est dans le brouillard et le vent, je ne m'éternise pas. La descente est incroyable : le sentier est lisse avec quelques passages techniques pour pimenter le pilotage, le régal ! Plaisir décuplé par l'absence de vue, on se focalise sur le pilotage ! Arrivé au lac, la dernière difficulté s'annonce, un portage pour rejoindre le sentier en crête avant de plonger sur Courmayer ! La montée me parait longue, surtout que je ne peux pas me changer les idées en regardant le paysage (grandiose par beau temps). Le sentier de crête offre encore énormément de plaisir de pilotage ! Classique des sentiers valdotins en terre compacte lisse agrémenté de passage pierreux, un régal à rouler ! La descente vers la station est plutôt jolie : une belle première portion dans le melezin, puis de la piste (sûrement évitable - je n'ai pas du voir un sentier) et enfin un final en forêt raide et épingleux offrant un grip incroyable avec les précipitations de la journée ! Encore une petite montée pour dénicher une place de bivouac, le pied pour terminer une aussi belle journée de vélo !



COURMAYER - MARTIGNY

Du portage et des singles de rêve


La journée commence fort : je pédale 3 minutes avant de commencer le portage de 500m... le ton est donné ! Une fois le refuge Bertone atteint, le sentier en balcon est tout bonnement magnifique ! Lisse, ludique, un peu technique jouant sur la frontière avec le melezin pour offrir une variété de substrats tout autant plaisant à rouler les uns que les autres, le sentier nous fait parcourir le flanc de la montagne à grande vitesse avant de plonger pour un final jouissif d'épingles ! A parcourir une fois dans sa vie de VTTiste !



Une fois au fond du val Ferret, émoustillé par le précédent sentier c'est presque avec facilité que j'envisage le portage du col Ferret. Une petite éclaircie me donne du coeur à l'effort ! Même condition que la veille à la Seigne : vent et brouillard me font déguerpir du sommet. Je plonge à pleine vitesse sur le sentier connu et reconnu du val Ferret, la descente E pour retrouver le soleil valaisan ! Je me délecte de chaque virage et mouvement de terrain pour faire jouer de mon pilotage, un régal ! La Fouly est atteinte en peu de temps...



Je redoutais un peu la portion La Fouly-Champex, peur que ce soit de la piste ennuyeuse... alors oui... et non ! Une partie est bien de ce type mais de belles portions de sentiers sont présentes également ! Le petit balcon (exposé) est vraiment beau. Même une partie de la montée pour Champex est en sentier surement très beau en descente mais trop dure à la montée pour mes jambes meurtries... Depuis Champex, la dernière partie m'a semblé dure : beaucoup moins roulante que je ne l'avais imaginée, raide. Je comprends que ce soit l'un des endroits redoutés par les traileurs de l'UTMB ! J'ai poussé puis porté un long moment. Même le joli sentier à la sortie de la forêt qui monte tranquillement à la Porte de l'Ô parait dur ! Mais la descente sur le col de la Forclaz est magique aussi ! En parti transcendé par la satisfaction d'avoir fini de monter, l'accomplissement de ce projet, la descente est un régal, c'est technique, racineux, pierreux, lisse : un condensé de tous les terrains rencontrés sur ce périple ! Une sorte d’apothéose de plaisir !



POINTS FORTS

  • Sentiers tous incroyables avec mention spécial pour le Val d'Aoste

  • Beaucoup de portage : env 3500m de D+ (mais beaucoup de plaisir à la descente)

  • Bivouaquer en solo c'est chouette mais ça alourdi considérablement le sac à dos (8-9 kg + eau)

  • Apprends à aller moins vite mais plus longtemps

  • Fait en 3 jours au lieu de 4 à cause du mauvais temps annoncé

  • Peut-être envisagé de passer par Roselend pour éviter la longue portion non roulante entre les Contamines et la Ville des Glaciers (mais supprime la descente du col des Fours)


24 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Comments


Post: Blog2_Post
bottom of page